Alléguant que la CAQ a « perdu le contrôle » de la bureaucratie, Paul St-Pierre Plamondon a promis lundi d’entreprendre « un grand ménage » dans l’appareil de l’État québécois s’il devient premier ministre cet automne.Le chef du Parti québécois (PQ) s’engage à réduire les coûts de rémunération dans le secteur public de 2,5 % sur trois ans, ce qui représenterait des économies de 1,6 milliard de dollars par année — pour un total de 4,7 milliards au cours d’un premier mandat. Il est toutefois resté flou quant à savoir si cet objectif entraînerait l’abolition de postes dans la fonction publique.Ce « grand ménage » passerait principalement par l’attrition et par l’offre d’incitatifs de départ, a expliqué le chef péquiste depuis Sherbrooke. « Mais ça dépend aussi beaucoup de l’examen qu’on va faire de ce qu’on peut couper en bureaucratie inutile », a-t-il ajouté au cinquième jour de la campagne électorale québécoise.Pressé par les journalistes de préciser son plan, M. St-Pierre Plamondon a finalement assuré qu’il ne serait pas question de congédiements forcés. « Ce n’est pas une perte d’emploi en termes de licenciements, mais bel et bien de l’attrition et des incitatifs [financiers de départ] », a-t-il répondu.