Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Danse Danse Danse Obscur et dur, le spectacle « Après moi, le déluge », présenté par le collectif, est une suite de tableaux furieusement sombres et violents au risque de la grandiloquence. Article réservé aux abonnés L’été, cerné par des catastrophes climatiques en tous genres, n’en finit pas. La rentrée chorégraphique prend le relais avec Après moi, le déluge. En ouverture de saison au Théâtre de la Ville, à Paris, samedi 5 septembre, le nouveau spectacle de (La)Horde joue les cartomanciennes en nous annonçant ce que nous vivons déjà (ou presque). Cet opus déplie une fresque fantasmatique ambitieuse et intrigante. Miroir d’aujourd’hui dans ses effondrements écologiques et humains comme son titre l’indique, cette production pour 13 danseurs, perforée de rock et de percussions, se risque non sans témérité sur des thématiques complexes à incarner sur un plateau. Au risque de charger le propos jusqu’à la grandiloquence. Après moi, le déluge est la sixième création de La(Horde), collectif fondé en 2013 par les artistes pluridisciplinaires Marine Brutti, Jonathan Debrouwer et Arthur Harel. A la tête du Ballet national de Marseille six ans plus tard, le trio définit son champ de recherche : culture des réseaux, danses Internet et TikTok, tendances de l’époque… le résultat tombe vite. En l’espace de quelques années, (La)Horde a fait un bond, rencontrant succès public, reconnaissance institutionnelle et affichage avec des stars de la pop. Il vous reste 76.44% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.