Enfants Dans son essai “Une langue à soi”, Mathieu Roger-Lacan, professeur de lettres, observe qu’une part significative de ses élèves est confrontée à la précarité linguistique. Il appelle à une prise de conscience politique du sujet, au nom de notre démocratie. Mathieu Roger-Lacan propose que l’enseignement du français au collège soit dissocié : « d’un côté des cours strictement linguistiques, centrés sur la syntaxe et la grammaire […] ; de l’autre, des cours consacrés à la littérature et à la compréhension de textes ou autres œuvres de création ». Photo Dorian Prost Par Lorraine Rossignol Réservé aux abonnés Publié le 09 septembre 2026 à 09h00 Pour l’arrière-petit-fils du psychanalyste Jacques Lacan (1901-1981), qui vient de publier Une langue à soi (éd. Stock), l’illettrisme est une violence invisible qui entrave la capacité à s’exprimer librement, mettant ainsi en danger la condition même de la démocratie. Ce qui, alerte le professeur de lettres — qui estime qu’un quart des élèves est concerné —, est plus fragilisant que jamais, alors que l’IA impose chaque jour dans nos cerveaux son propre langage, donc sa propre vision uniformisée du monde. Après avoir enseigné le français à l’université, vous êtes aujourd’hui professeur de lettres à Creil, dans l’Oise, et constatez les graves difficultés de vos élèves à maîtriser Cet article est réservé aux abonnés S'abonner, 9,99€ 1,99€/mois pendant 1 an sans engagement, résiliable à tout moment Déjà abonné ? Se connecter Enfants Société Éducation Éducation nationale Inégalités Langue française Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner
Un quart des élèves seraient-ils concernés par l’illettrisme ? “C’est un handicap qui compromet la liberté de pensée”
Dans son essai “Une langue à soi”, Mathieu Roger-Lacan, professeur de lettres, observe qu’une part significative de ses élèves est confrontée à la précarité linguistique. Il appelle à une prise de conscience politique du sujet, au nom de notre démocratie.












