Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Goût du Monde Le Goût du Monde Le Goût du Monde Foires aux vins Foires aux vins Foires aux vins Longtemps rendez-vous unique et incontournable de la rentrée, la foire aux vins essaime désormais tout au long de l’année. Face à une consommation et à des habitudes qui changent, les enseignes diversifient les opérations pour séduire les acheteurs. Article réservé aux abonnés La « foire aux vins » n’est plus. Entendez le rendez-vous unique et si attendu de la rentrée, après des vacances onéreuses et des fournitures scolaires qui ne le sont pas moins. Les amateurs avisés préparaient leurs achats en épluchant les catalogues des supermarchés, repéraient les offres et passaient à l’action tôt le matin, emplissant le coffre de leur voiture de cartons de crus bordelais à prix attractif et qui, surtout, étaient souvent inaccessibles le reste de l’année. Idem pour certains restaurants, qui pouvaient renouveler leur stock de belles quilles. Ou encore des plus jeunes, moins connaisseurs, qui saisissaient l’occasion de cette manifestation pour se constituer une « petite cave » et découvrir des appellations. Cette fête annuelle, dont la première édition s’est tenue dans un centre Leclerc, en Bretagne, en 1973, n’est plus. Enfin, relativisons. « Cela reste un rendez-vous très fort dans un marché du vin morose pour les Français », affirme Cyril Mondon, propriétaire du magasin Leclerc de Rouffiac-Tolosan (Tarn) et membre de l’équipe chargée de l’achat des vins au niveau national. Pour l’enseigne, le chiffre d’affaires national de cette foire automnale serait de 100 millions d’euros alors que son secteur vins et champagnes représente quelque 1,4 milliard d’euros pour l’année. Bref, ce n’est pas rien. Mais Cyril Mondon ajoute aussitôt : « Ce rendez-vous automnal, qu’on pouvait attendre de longs mois, a éclaté en plusieurs, essaimés toute l’année. » Il vous reste 53.58% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.