Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Transition écologique Transition écologique Transition écologique Chronique Dominique Méda Sociologue Face au dérèglement climatique et à ses conséquences, les dirigeants politiques ne peuvent plus tergiverser et doivent adopter les voies et moyens pour changer de modèle économique. Cela tombe bien, car des solutions existent, estime, dans sa chronique, la chercheuse. Publié le 05 septembre 2026 à 11h00 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Malgré les souffrances et les dégâts qu’ils ont provoqués, les événements météorologiques de l’été [canicules à répétition, sécheresse et incendies] ont eu un effet essentiel : enfin, les médias commencent à s’intéresser à la question du dérèglement climatique ; enfin, la réalité des conséquences de celui-ci se fait sentir dans notre chair ; enfin, l’immigration et la dette ne sont plus les seuls sujets brûlants du débat public. Aucun candidat qui brigue la présidence de la République [en 2027] ne pourra désormais se soustraire à l’obligation d’expliquer la place que la lutte contre le changement climatique occupe dans son programme, et les moyens qu’il compte utiliser pour protéger la population et faire diminuer notre empreinte carbone. Nous – citoyens, associations, institutions publiques, médias… – devrons tout mettre en œuvre pour que les débats soient bien informés, car l’heure est grave. Nous avons besoin d’un programme sérieux faisant de la transition écologique la priorité absolue et organisant autour de celle-ci les politiques sectorielles sur vingt ans. Un changement radical doit être planifié, à savoir une reconversion de notre économie, mais aussi de nos manières de vivre, de produire et de consommer. Diminuer résolument nos émissions de gaz à effet de serre exige de reconstruire nos villes, notre industrie, notre agriculture, nos modes de déplacement. Les financements à mobiliser sont élevés. L’Institut de l’économie pour le climat a calculé qu’un investissement supplémentaire de 87 milliards d’euros était nécessaire à l’horizon 2030 [par rapport au niveau de 2024] pour réduire fortement nos émissions, les principaux postes concernant le bâtiment et les transports. L’alimentation, l’agriculture et l’adaptation n’étant pas comprises dans cette estimation, il faut sans doute y ajouter entre 5 milliards et 10 milliards d’euros. Cartographier les coûts sociaux Il vous reste 69.68% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.