Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Disparitions Disparitions Disparitions Cinéma Cinéma Cinéma Le réalisateur de « Latcho Drom » et d’« Exils », qui n’a cessé de raconter dans ses films la culture rom, pétrie de liberté, s’est éteint à l’âge de 77 ans. Article réservé aux abonnés Héraut de la musique rom à travers un film au succès planétaire, Latcho Drom (1993), Prix de la mise en scène à Cannes (Alpes-Maritimes) pour Exils, en 2004, chevalier de la Légion d’honneur, Tony Gatlif aurait pu revêtir les atours d’un notable du cinéma français. Il leur a toujours préféré les guenilles de son enfance, passée dans un bidonville d’Alger. Ce cinéaste des marges est mort, mercredi 2 septembre, à Arles (Bouches-du-Rhône), haut lieu du peuple rom qu’il n’a jamais eu de cesse de mettre en scène, alors qu’il travaillait sur son 26e long-métrage. Il avait 77 ans. Tony Gatlif est né Michel Dahmani, le 10 septembre 1948, à Alger. Son père est berbère, sa mère rom. La famille, qui comptera 12 enfants, habite une roulotte. Michel vit dans la rue et puis, « un jour, vers 1955, l’armée a installé une école en préfabriqué, a-t-il raconté au Monde en 2000. Après, il fallait qu’ils nous y entrent, et ça, c’était impossible. (…) Alors est arrivé le maître d’école. Il était fou de cinéma, militant, communiste. Il louait des films en 16 mm. Il nous racontait les pays »... Il vous reste 83.68% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.