Publié le 04 septembre 2026 à 10:27. / Modifié le 04 septembre 2026 à 10:44.
2 min. de lecture
Le cinéaste Tony Gatlif, chantre de la culture gitane avec une vingtaine de films dont «Gadjo Dilo», est décédé mercredi à 77 ans, a annoncé vendredi sa famille à l’AFP.Le réalisateur est mort à Arles (Bouches-du-Rhône) d’un problème de santé alors qu’il travaillait sur un projet de film historique. «La beauté de ses films, sa générosité, sa joie, sa poésie et son amour de la musique resteront pour toujours en nous», soulignent son épouse, ses enfants et petits-enfants dans un communiqué. Ils lui souhaitent «Latcho Drom», une expression tzigane signifiant «Bonne route».«Latcho Drom» est le titre de l’un des 25 films réalisés par Tony Gatlif depuis 1975, dont certains sont devenus des classiques comme «Gadjo Dilo» (1997) ou «Exils» (2004, prix de la mise en scène à Cannes). Son dernier long métrage, «Ange», est sorti en 2025.Ses histoires, profondément sociales, sont souvent habitées par une musique particulière: le flamenco dans «Vengo» (2000), la musique tzigane dans «Les Princes» (1983) ou le rebétiko, musique traditionnelle née de la fusion entre Grèce et Turquie, dans «Djam» (2017).«Tony Gatlif avait le goût des chemins de traverse, des frontières qui s’effacent, des vies que l’on regarde trop peu. Il filmait la musique, le mouvement, l’exil et la liberté avec une énergie qui n’appartenait qu’à lui», a réagi la ministre de la Culture Catherine Pégard sur X.










