Le réalisateur Tony Gatlif, lors de la 78ᵉ édition du Festival de Cannes, le 23 mai 2025. VALERY HACHE/AFP
Le cinéaste Tony Gatlif, chantre de la culture gitane avec une vingtaine de films – dont Gadjo Dilo –, est mort, mercredi, à 77 ans, a annoncé sa famille à l’Agence France-Presse (AFP), vendredi 4 septembre. Le réalisateur est mort à Arles (Bouches-du-Rhône) d’un problème de santé alors qu’il travaillait sur un projet de film historique.
Louant « sa générosité, sa joie, sa poésie et son amour de la musique », son épouse, ses enfants et petits-enfants lui souhaitent latcho drom, une expression tzigane signifiant « bonne route ».
Latcho Drom est aussi le titre de l’un des 25 films réalisés par Tony Gatlif depuis 1975, dont certains sont devenus des classiques comme Gadjo Dilo (1997) ou Exils (2004, prix de la mise en scène à Cannes). Son dernier long-métrage, Ange, est sorti en 2025.
Ses histoires, profondément sociales, sont souvent habitées par une musique particulière : le flamenco dans Vengo (2000), la musique tzigane dans Les Princes (1983), ou le rebétiko, musique traditionnelle née dans les années 1920 de la fusion entre populations grecque et turque, dans Djam (2017). Quant à la musique gitane, il l’a toujours, disait-il au Monde en 2007, « reçue comme une transe. Le rythme monte, gagne les cœurs et les emballe jusqu’au vertige ».










