Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Chine Chine Chine Depuis la catastrophe du 26 août, la couverture de l’actualité de la région, hautement sensible pour les autorités, est réduite aux informations données par Pékin, qui fait la part belle aux opérations de secours. Le pouvoir censure les contenus publiés par les citoyens et bannit l’accès à la zone meurtrie pour les journalistes étrangers. Read in English Article réservé aux abonnés Rapidement après la coulée d’eau et de boue causée par l’effondrement d’un glacier qui a ravagé des dizaines de villages himalayens le 26 août, des journalistes du monde entier ont afflué côté népalais pour montrer les scènes de dévastation et diffuser les témoignages de survivants. Côté chinois en revanche, une semaine après la tragédie, toujours aucun reporter étranger n’a pu mettre le pied dans la zone, ni plus largement dans l’immense région autonome du Tibet. A la place, les autorités chinoises appliquent une mécanique éprouvée au fil des désastres : contrôler les contenus publiés par les citoyens sur Internet et bloquer l’accès pour la presse étrangère afin de conserver le monopole de l’information. Dans le même temps, la presse chinoise, sous censure stricte, n’a d’autre choix que de couvrir cette actualité dramatique principalement sous l’angle des efforts des secours et de l’union sacrée autour du drapeau. La question tibétaine est particulièrement sensible. Envahi par les troupes maoïstes en 1950, le Tibet est toujours perçu comme une région rétive et les velléités de ses habitants de faire entendre leurs craintes face à l’érosion de leur identité culturelle sont durement réprimées. Il vous reste 80.76% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.