Le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, lors d’une séance consacrée à l’afflux massif de migrants dans l’enclave de Ceuta à la fin de juillet, au Parlement à Madrid, le 3 septembre 2026. SUSANA VERA/REUTERS
Le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a de nouveau assuré, jeudi 3 septembre, devant les députés, n’avoir aucune « preuve solide » d’une éventuelle implication du Maroc dans la crise migratoire de Ceuta, tout en condamnant fermement des déclarations de ministres marocains revendiquant la souveraineté sur le territoire.
Aucun service ni aucun organisme international « n’a remis au gouvernement espagnol de preuves solides que le Maroc ait planifié ou orchestré » l’afflux de migrants survenu à Ceuta à la fin de juillet, a insisté le premier ministre espagnol. « Si ces preuves solides existaient, nous agirions en conséquence, avec toute la fermeté que la situation exige », a poursuivi Pedro Sanchez, dont la gestion de la crise depuis un mois est vertement critiquée par l’opposition de droite et d’extrême droite, qui est, de son côté, persuadée que le Maroc a eu un rôle dans ce brusque afflux de migrants à Ceuta.
La question de l’éventuel rôle du Maroc dans ces incidents est au cœur des débats en Espagne depuis un mois, des interrogations encore renforcées mercredi par la fuite dans la presse d’un rapport policier pointant notamment la « permissivité » des forces de l’ordre marocaines au moment de ce brusque afflux de migrants.











