Pedro Sánchez a défendu jeudi 3 septembre devant les députés la réponse de son gouvernement à la crise migratoire survenue à Ceuta fin juillet. Le Premier ministre espagnol a répété qu'aucun service ni organisme international n'avait fourni à Madrid de "preuves solides" d'une implication du Maroc dans l'afflux soudain de migrants des 30 et 31 juillet.
Le sujet empoisonne le débat politique espagnol depuis plusieurs semaines. Les interrogations ont encore été relancées par la fuite, mercredi dans la presse, d'un rapport policier évoquant notamment la "permissivité" des forces de l'ordre marocaines pendant ces deux journées. Malgré cela, Pedro Sánchez a maintenu sa ligne : si des preuves existaient, l'Espagne agirait "avec toute la fermeté que la situation exige".Le chef du gouvernement a aussi assuré qu'aucun rapport préalable n'avait permis d'anticiper "l'ampleur" ni même "la possibilité" d'un tel épisode. Sa gestion de la crise est vivement attaquée par l'opposition de droite et d'extrême droite, mais aussi par certains alliés de gauche, qui soupçonnent Rabat d'avoir joué un rôle dans cet afflux ayant causé des dizaines de morts et de disparus.
Depuis des siècles, ces deux villes sont espagnoles (...). Et je vous assure que, pour le gouvernement espagnol, cela restera ainsi jusqu'à la fin des temps.











