Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Allemagne Allemagne Allemagne Le président de la Bundesbank et candidat à la succession de Christine Lagarde à la tête de la Banque centrale européenne explique, dans un entretien au « Monde », pourquoi il a soutenu la suspension du frein à l’endettement en Allemagne ou les emprunts européens communs, des prises de position surprenantes au sein de l’institution conservatrice. Article réservé aux abonnés Joachim Nagel, le président de la Bundesbank, la banque centrale allemande, se déclarera favorable à une hausse des taux d’intérêt, de 2,25 % à 2,50 %, lors de la réunion de la Banque centrale européenne (BCE), le 10 septembre. Le gardien de l’institution la plus orthodoxe de l’économie allemande, qui a érigé la maîtrise de l’inflation en dogme, est un personnage inhabituel : il a soutenu la fin du « frein à la dette », cette règle constitutionnelle qui interdisait les déficits budgétaires hors des crises ; il réaffirme aussi être favorable à des emprunts européens communs, contrairement à son propre gouvernement. Ce pro-européen convaincu espère ainsi faire de la Bundesbank une institution moins clivante, située au cœur de la construction européenne. Peut-être espère-t-il aussi séduire davantage : il confirme qu’il est candidat à la succession de Christine Lagarde, la présidente de la BCE, quand celle-ci quittera ses fonctions, en 2027, même si son propre gouvernement ne lui a pas encore apporté un soutien officiel. L’inflation en zone euro était de 2,9 % en juillet, et de 3,3 % en août. Cela signifie-t-il que la BCE doit augmenter ses taux d’intérêt lors de la réunion du 10 septembre ? Il vous reste 87.98% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Joachim Nagel, président de la banque centrale allemande : « La hausse des taux sur les marchés financiers complique la situation de la BCE »
Le président de la Bundesbank et candidat à la succession de Christine Lagarde à la tête de la Banque centrale européenne explique, dans un entretien au « Monde », pourquoi il a soutenu la suspension du frein à l’endettement en Allemagne ou les emprunts européens communs, des prises de position surprenantes au sein de l’institution conservatrice.












