Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Jean-Luc Mélenchon Jean-Luc Mélenchon Jean-Luc Mélenchon Joachim Nagel critique fermement la proposition du candidat « insoumis » à la présidentielle d’annuler les 18 % de dette de la France possédée par la Banque centrale européenne. Article réservé aux abonnés Le rejet est ferme et sans appel. Le président de la Bundesbank, Joachim Nagel, rencontré pour un entretien au Monde, s’oppose à la proposition du candidat de La France insoumise (LFI) à la présidentielle de 2027, Jean-Luc Mélenchon, d’annuler la partie de la dette de la France possédée par la Banque centrale européenne (BCE). « Aucune banque centrale de l’eurosystème – ni la BCE – n’a le droit d’annuler la dette d’un Etat, explique-t-il. Cela constituerait un financement monétaire des gouvernements, ce qui est interdit par les traités européens. » Pour lui, « une telle mesure ouvrirait une boîte de Pandore », pouvant mener à terme à l’hyperinflation. M. Nagel précise tenir ces propos sur le principe, et non pas directement en réponse à M. Mélenchon. Mais sa prise de position, en tant que président de la banque centrale allemande, et donc de membre du conseil des gouverneurs de la BCE, vient mettre à mal l’une des idées phares du leader « insoumis ». M. Mélenchon propose que la dette de l’Etat qui est possédée par l’institution monétaire européenne – en l’occurrence, 18 % de la dette française – soit annulée. « C’est une dette à nous-mêmes, puisque nous sommes membre de l[a zone] euro », justifiait-il lors d’un débat entre les candidats à l’Elysée organisé par le Medef, le 27 août. Il ajoutait qu’il n’était pas question de réaliser cette annulation « tout seul », mais d’avoir « une proposition européenne » pour faire de même dans tous les pays de l’union monétaire. « Je prends le pari que je trouverai des alliés en Europe, notamment dans les pays latins, et sans doute aussi les Allemands, qui viennent de passer les 3 % de déficit », continuait-il. Il vous reste 66.11% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.