Les politiques face à la question de la dette

À huit mois de la présidentielle, la proposition de Jean-Luc Mélenchon d’effacer une partie de la dette publique relance le débat économique et politique. L’annuler, la geler, la racheter : Jean-Luc Mélenchon a adouci son vocabulaire. En juin dernier, il était plus radical. "Où se trouvent les 18% de titres de dettes ? Dans les caisses de la banque centrale de chaque pays. Donc il suffit d'y aller, de les prendre et de les foutre au feu, il n'y en a plus", déclarait-il.

L’idée reste la même : Jean-Luc Mélenchon veut effacer une partie de la dette qui, au global, s’élève, on le rappelle, à 3.540 milliards d’euros. Le candidat insoumis estime que, par un jeu d’écriture, il est possible d’enlever de l’ardoise 630 milliards. Cette somme, on le rappelle, est détenue par la Banque de France pour le compte de la Banque centrale européenne, les 18 % dont il parle. Objectif : desserrer l'étau, redonner une bouffée d’oxygène aux comptes publics.

Une idée techniquement possible, politiquement risquéeMathieu Pigasse, banquier et homme d’affaires, dit lui aussi que c’est possible. Alors effectivement, sur un plan purement technique, pourquoi pas ? Sauf que c’est risqué. La France fait partie de l’Union européenne et surtout de la zone euro. Vous savez, ce club de 21 membres qui a un cadre, des règles.