Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Pertes et profits Pertes et profits Pertes et profits Chronique Isabelle Chaperon chroniqueuse au service Economie L’opposition de Berlin au rachat de la banque allemande Commerzbank par l’italien UniCredit montre que l’UE reste incapable de créer des champions multinationaux dans ce secteur, souligne Isabelle Chaperon, chroniqueuse au service Economie du « Monde ». Publié aujourd’hui à 11h00, modifié à 14h48 Temps de Lecture 1 min. Article réservé aux abonnés L’Union européenne (UE) veut des champions dans les télécoms, l’industrie ou la tech. Et pour cela, elle envisage de revoir – enfin – sa doctrine en matière de concentration. C’est un bon début, mais cela ne suffira pas à créer des cadors capables de rivaliser avec les Américains ou les Chinois. Encore faut-il que les Etats membres acceptent de voir leurs fleurons passer sous pavillon d’un autre pays européen. Et c’est là que le bât blesse, souvent. S’il y a bien un domaine en particulier où le lâcher-prise se révèle difficile à l’échelon national, c’est le secteur bancaire. Même en Allemagne, où la finance a toujours été la dernière roue du carrosse, la danse du scalp menée par UniCredit autour de Commerzbank soulève une forte résistance politique. Lundi 18 mai, la deuxième banque du pays a rejeté l’offre du géant bancaire italien, lancée début mai et évaluée à 39 milliards d’euros, arguant qu’elle ne reflétait pas sa vraie valeur. A cela, Commerzbank ajoute une crainte : celle de voir sa capacité à soutenir les entreprises allemandes être affaiblie par les économies prévues par UniCredit. La banque assiégée joue à fond sur la fibre patriotique. Elle bénéficie du soutien des pouvoirs publics – deuxième actionnaire, avec 12 % des parts, derrière UniCredit (38,9 %, y compris des intérêts indirects) –, qui ont toujours cherché à protéger les banques régionales allemandes de la volonté de supervision européenne. Raison pour laquelle, dans une interview parue le 11 mai dans le Financial Times, Luis de Guindos, vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), ne s’est pas privé de renvoyer Berlin à ses ambiguïtés : « Il est très difficile pour les gouvernements de prétendre qu’ils sont favorables à l’Union de l’épargne et de l’investissement s’ils ajoutent ensuite : “Eh bien non, nous sommes contre cette transaction en particulier.” » Il vous reste 33.56% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« L’Union de l’épargne et de l’investissement, c’est l’Arlésienne de l’Europe »
CHRONIQUE. L’opposition de Berlin au rachat de la banque allemande Commerzbank par l’italien UniCredit montre que l’UE reste incapable de créer des champions multinationaux dans ce secteur, souligne Isabelle Chaperon, chroniqueuse au service Economie du « Monde ».








