Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Allemagne Allemagne Allemagne A l’instar d’UniCredit, plusieurs groupes italiens profitent des opportunités laissées par les lenteurs du capitalisme allemand pour attaquer des secteurs politiquement sensibles tels la banque, le ferroviaire ou les médias, renforçant de facto le marché unique européen. Article réservé aux abonnés Il y a dix ans, l’idée aurait paru presque incongrue : une banque italienne, issue d’un pays longtemps considéré comme l’un des maillons faibles de la zone euro, cherchant à prendre le contrôle d’un monument de la finance allemande fondé en 1870. C’est pourtant le bras de fer engagé par UniCredit autour de Commerzbank depuis dix-huit mois, l’allemande défendant bec et ongles son indépendance, avec le soutien de Berlin. Mais Andrea Orcel, le patron de la banque lombarde, resserre l’étau, transformant une opération bancaire a priori technique en épreuve politique pour Berlin, et en test grandeur nature de la consolidation du marché bancaire européen. Difficile de ne pas y voir une sorte de match retour après l’épisode traumatisant de la crise de l’euro. L’Allemagne, qui expérimente aujourd’hui les failles de son propre modèle économique, est bien plus vulnérable aux assauts de groupes étrangers. Parmi eux, plusieurs champions italiens se montrent très actifs dans certains secteurs en perte de compétitivité, y compris quand ils sont politiquement sensibles. Il vous reste 82.08% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.