Le Népal enterre lundi des victimes de la crue dévastatrice survenue à la frontière avec la Chine, sans même attendre leur identification ni la fin des opérations de secours, tâches titanesques en raison de l’ampleur du désastre.Plus de 3 000 personnes, dont de nombreux étrangers, restent portées disparues de part et d’autre de la frontière, dans cette région de l’Himalaya, isolée et prisée des alpinistes et pèlerins. La catastrophe a déjà causé près de 800 morts et des dégâts considérables.Les secouristes s’affairent sans relâche, dans des conditions périlleuses et malgré les risques causés par une nouvelle montée des eaux, espérant en particulier sauver une centaine d’ouvriers bloqués dans un tunnel. Mais cinq jours après, l’espoir de retrouver des rescapés dans la mer de boue et de débris qui a ravagé des villages entiers s’amoindrit.Familles et proches des disparus se pressent dans les hôpitaux et morgues pour tenter de retrouver leurs êtres chers, notamment à Bharatpur, dans le sud du Népal, où des images de cadavres défilent sur un écran.La puissance des flots a conduit quelque 250 cadavres jusque dans son district, celui de Chitwan, plus d’une centaine de kilomètres en aval du désastre.