Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Chine Chine Chine Le poste-frontière dévasté de Gyirong est au cœur de la stratégie chinoise pour l’Asie du Sud. Une ligne de chemin de fer, maillon des « nouvelles routes de la soie », doit y passer. Article réservé aux abonnés Les secours sont désormais largement déployés dans le comté de Gyirong, dans le sud-ouest du Tibet, là où un important poste-frontière a été submergé par une avalanche de glace et de roche mercredi 26 août, faisant à ce stade 16 morts – on compte quelque 546 disparus – côté chinois. Les caméras de la télévision d’Etat diffusent, au fil des heures, l’intervention périlleuse des pompiers et militaires, appuyés d’équipements lourds comme des excavateurs, des scanners 3D et des drones, lesquels ont détecté, samedi, un nouveau lac en formation à proximité, provoqué par un glissement de terrain, et susceptible de rompre à tout moment. Gyirong est un entonnoir : 30 % du commerce entre la Chine et le Népal passe par cet endroit. Il sert surtout de voie d’entrée des produits chinois au Népal : 95 % des marchandises échangées en 2024 étaient chinoises, dont 4 200 voitures électriques. Sa grande vulnérabilité s’est déjà manifestée. En juillet 2025, des inondations avaient totalement emporté le pont reliant le poste-frontière de Gyirong à Rasuwa, au Népal, coupant toute circulation des marchandises et des personnes. Les activités avaient repris le 1er janvier 2026. Il vous reste 82.11% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.