Le programme de logements « abordables intermédiaires » du gouvernement caquiste, dont les loyers atteignent désormais entre 1722 $ et 2026 $ par mois à Montréal, comme le révélait Le Devoir samedi, a attisé les réactions des chefs libéral et péquiste, qui conviennent que le système pourrait être amélioré. La Coalition avenir Québec (CAQ) affirme de son côté que la crise du logement « est du passé » dans certaines régions.Payer 1722 $ par mois pour un logement de deux chambres à Montréal ne « répond pas à la capacité de payer des Québécois », affirmait le chef libéral, Charles Milliard, samedi matin lors d’une annonce à Shawinigan. Même son de cloche chez les péquistes. « On étire la définition d’abordable », a réagi leur chef, Paul Saint-Pierre Plamondon. Les logements « abordables » de la CAQ « sont de la salade », a-t-il dit, ajoutant qu’il ne considère par un loyer de 2000 $ comme étant « abordable ». C’est pourtant environ ce que prévoit comme loyer maximal à Montréal la Société d’habitation du Québec (SHQ) pour un 4 ½ subventionné par l’État et considéré comme « abordable intermédiaire », dans les termes du gouvernement caquiste.Les logements « abordables intermédiaires » sont dénoncés par Québec Solidaire (QS) comme un « non-sens » depuis leur création, réagissait aux révélations du Devoir le parti vendredi.
Les partis politiques ne s’entendent pas sur la définition de «logement abordable»
Le PLQ et le PQ ont réagi aux révélations du «Devoir» sur le programme caquiste de logements «abordables intermédiaires».






