Le Premier ministre a affirmé, samedi, être en "mission" pour faire adopter un budget pour 2027. Dans cette optique, il a demandé aux prétendants à l'Elysée de "ne pas entraver davantage l'action du gouvernement".

Publié le 29/08/2026 14:59

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Le Premier ministre Sébastien Lecornu arrive à l'université d'été du Laboratoire de la République, le 29 août 2026, à Sens (Yonne). (ROMEO BOETZLE / AFP)

"Le gouvernement est un gouvernement de mission, pas un gouvernement en campagne." Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a confirmé, samedi 29 août, qu'il n'était "pas candidat à l'élection présidentielle", une position qu'il rappelle avoir déjà martelé "à plusieurs reprises". "Je ne me mêle pas de la campagne présidentielle", a-t-il assuré dans un entretien accordé au Parisien, demandant en retour aux candidats à la présidentielle "de ne pas entraver davantage l'action du gouvernement, au service de l'intérêt général".A l'approche de la rentrée politique de l'exécutif, qui sera dominée par la préparation des textes budgétaires pour 2027, le Premier ministre promet "un budget différent, avec des mesures, pour beaucoup, réversibles, par la nouvelle majorité qui sortira des urnes" en 2027, donc "un budget de premier semestre" uniquement. Au menu, des "mesures difficiles", mais pas "brutales", selon lui. "L'Etat portera l'essentiel de l'effort. Les dépenses de l'État continueront d'augmenter, mais moins que l'inflation. Pour les collectivités locales, je proposerai que leurs dépenses de fonctionnement progressent au rythme de l'inflation : ni plus, ni moins", a-t-il détaillé. Les dépenses sociales "seront mécaniquement au-dessus de l'inflation, notamment à cause du vieillissement de la population". Le chef du gouvernement ne prévoit pas de gel du RSA ni des "petites retraites". En revanche, la désindexation des plus fortes pensions par rapport à l'inflation est "sur la table" des discussions politiques, tout comme les "abus" des arrêts-maladies, sur lesquels il veut "lancer une vraie réforme avec les partenaires sociaux". Quant au déremboursement de certains médicaments, il veut "poser la question" quand le bénéfice thérapeutique est "faible". A l'inverse, il estime que reproduire la surtaxe sur les très grandes entreprises "enverrait un très mauvais signal aux investisseurs internationaux", promettant là aussi des "discussions".Sébastien Lecornu affirme qu'une absence de budget mettrait la France "dans une situation gravissime" sur le plan financier, qui viendrait "rajouter un désordre domestique au désordre international". Le chef du gouvernement glisse au passage qu'il reprendra sa "liberté" s'il vient à tomber sur le budget faute de majorité à l'Assemblée nationale.