Sébastien Lecornu répète qu’il ne sera pas candidat à la présidentielle de 2027. Dans un entretien publié samedi par Le Parisien, le Premier ministre insiste sur le fait que son gouvernement est un "gouvernement de mission", et non "un gouvernement en campagne". Il demande en retour aux candidats déclarés de ne pas "entraver davantage l’action du gouvernement".

Le chef du gouvernement met en avant l’urgence budgétaire. Selon lui, l’absence de loi de finances placerait la France dans une situation "gravissime", en ajoutant "un désordre domestique au désordre international". Il assure s’être préparé à une éventuelle censure à l’Assemblée nationale et prévient qu’il reprendrait sa "liberté" s’il tombait sur le budget.

Un budget 2027 présenté comme transitoireÀ moins de huit mois du premier tour de l’élection présidentielle, Sébastien Lecornu défend l’idée d’un budget 2027 limité au premier semestre, avec des mesures "pour beaucoup, réversibles" par la future majorité issue des urnes. Sans avancer à ce stade de nouvel objectif de déficit public, il estime que la guerre en Iran et le blocus du détroit d’Ormuz ont compromis la cible initiale de 5% du PIB pour 2026.

Face à cette situation, il confirme vouloir prolonger les aides au carburant. Il promet aussi des décisions "difficiles", mais pas "brutales". L’État, dit-il, portera "l’essentiel de l’effort" : ses dépenses continueront d’augmenter, mais moins vite que l’inflation. Pour les collectivités locales, il propose une progression des dépenses de fonctionnement au rythme de l’inflation.