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ReportageLes Russes ont intensifié leurs frappes sur les navires se dirigeant ou sortant des ports d’Odessa et des villes voisines, à tel point que le trafic maritime local est à l’arrêt depuis plus d’un mois. Une gageure logistique pour de nombreuses entreprises et un important manque à gagner pour l’Ukraine, grande productrice de céréales.

Les infrastructures métalliques du port d’Odessa (Ukraine) s’étalent sur un horizon de mer dégagé. La vue est seulement troublée, de temps à autre, par le passage d’une petite embarcation militaire. Au loin, on distingue des plages bondées, en cette fin d’été, de centaines de baigneurs et de vacanciers. Un tableau paisible, s’il n’y avait ces panaches de fumée qui s’élèvent dans le ciel, traces d’un récent bombardement russe sur la côte ukrainienne de la mer Noire.

Depuis plus d’un mois, le trafic est à l’arrêt dans les trois grands ports de la région – Odessa, Tchornomorsk et Pivdenny –, les Russes ayant intensifié leurs attaques contre les routes commerciales maritimes dont dépend la très fragile économie de guerre du pays.