« J’ai l’impression que 2026, c’est l’année des conservateurs », a scandé Éric Duhaime avec confiance au premier jour d’une campagne que les sondages annoncent foisonnante pour son parti. Le chef a toutefois vu de vieilles controverses rejaillir à la surface et éclabousser le lancement d’une course qui doit lui ouvrir, selon les projections, les portes de l’Assemblée nationale le 5 octobre prochain.Lunette protectrice au visage et « caps d’acier » aux pieds, Éric Duhaime a commencé sa campagne dans la chaleur écrasante de l’usine Prévost de Sainte-Claire. Les poignées de main franches et les hochements de tête approbateurs échangés avec le personnel rencontré sur le plancher confirmaient, jeudi, ce que les sondages perçoivent depuis plusieurs semaines : le chef conservateur et son parti, ici, se trouvent en territoire allié.« Il va rentrer fort dans Bellechasse, assurait le technicien-monteur Jimmy Croteau entre deux échos de soudage. On a la mémoire longue, ici : on va s’en rappeler, des promesses brisées de la CAQ. »« L’histoire du troisième lien, on est plusieurs à l’avoir encore en travers de la gorge, soulignait une heure plus tôt le chef conservateur en donnant le coup d’envoi de sa campagne. La population de Bellechasse, comme bien des gens au Québec, s’est fait rouler dans la farine depuis huit ans. »