D’« équipe Cendrillon » en 2022 à « équipe favorite » pour remporter les grands honneurs en 2026. Le Parti québécois (PQ) a opéré un virage à 180 degrés depuis les dernières élections générales, ce qui a fait de son chef la cible numéro un de ses adversaires lors du premier jour de campagne, jeudi.Comme il y a quatre ans presque jour pour jour, Paul St-Pierre Plamondon avait choisi le parc de la Promenade-Bellerive, dans sa circonscription de Camille-Laurin, pour donner le coup de départ à la campagne nationale du PQ. Accompagné de près de 90 de ses candidats, il s’est dit « prêt à livrer la marchandise pour une nation endommagée ».Le contraste était frappant avec la scène de 2022, quand, entouré d’une dizaine de candidats, il avait présenté son parti comme une « équipe Cendrillon », un « underdog ».Cette fois-ci, il trône au sommet des sondages (30 % selon un coup de sonde Léger publié en matinée) et pourrait très bien former le prochain gouvernement. Devant les médias, jeudi, cet avide amateur de sports a comparé sa formation politique à « une équipe de hockey favorite pour remporter la Coupe Stanley ».

« Aujourd’hui, Christine Fréchette nous dit “avançons” », a-t-il lancé, référant au slogan de la Coalition avenir Québec (CAQ). « Le Parti québécois, lui, vous dit “changeons de direction”. »Des candidats controversésFace aux tarifs américains, le chef péquiste a dit avoir assemblé « l’équipe économique la plus solide » des cinq principaux partis sur la ligne de départ électorale. « Des gens droits, des gens solides qui ont fait le choix de mettre leur carrière prolifique sur pause pour venir contribuer à un changement de cap », a-t-il dit, se tournant vers ses candidats.