Les questions économiques trônent au sommet des enjeux les plus importants aux yeux des électeurs québécois. La hausse du coût de la vie, l’accès au logement, les conséquences des guerres commerciales sont autant de problèmes qui occupent leur esprit même s’ils ne s’en tirent pas toujours si mal.C’est l’abordabilité du logement qui arrivait un premier rang des enjeux les plus importants auquel le Canada fait face aujourd’hui, selon les répondants québécois à un sondage mené par la firme Léger au début de l’été. Apparaissant dans le top 3 de 41 % d’entre eux, le problème était suivi de près par l’inflation (39 %), l’éternelle question des soins de santé (38 %) et les désormais inévitables tarifs douaniers (31 %).Puis venaient aussi plus loin d’autres enjeux à saveur économique, comme la pauvreté (18 %), la dette gouvernementale (16 %), la hausse du prix de l’essence (15 %) ou encore les taxes (11 %), au milieu desquels parvenaient à se glisser tant bien que mal l’immigration (18 %), les changements climatiques (18 %) et l’itinérance (12 %).Presque les trois quarts des Québécois (72 %) qualifiaient de bonne ou de très bonne la situation financière de leur propre ménage, ce qui est nettement plus que les moyennes canadienne (60 %) ou ontarienne (55 %), mais très près de la proportion affichée avant la pandémie et un peu plus élevé que la tendance générale depuis deux ans (autour de 67 %).La vision était plus sombre quant à l’état actuel de l’économie canadienne, un peu plus d’un tiers seulement des répondants québécois (35 %) l’estimant bon ou très bon, contre 58 % qui le disaient mauvais ou très mauvais.On n’avait pas très confiance en l’avenir non plus. La proportion de Québécois s’attendant à une amélioration de leur situation financière personnelle (14 %) ou de l’économie canadienne en général (12 %) se révélait bien inférieure à la proportion de ceux craignant le contraire pour eux (22 %) ou le Canada tout entier (41 %).L’économieIl est vrai qu’avec la guerre au Moyen-Orient, les vagues d’attaques commerciales lancées par le président américain sur tout ce qui bouge et le pesant climat d’incertitude que cela entraîne, le contexte économique est pour le moins plombé.L’économie québécoise est, au Canada, la plus exposée aux tarifs douaniers de Donald Trump, en plus de continuer de faire face à toutes sortes d’autres défis, dont le vieillissement à long terme de la population du Québec. Son marché du travail affiche malgré tout une meilleure tenue qu’on aurait pu le craindre, avec un taux de chômage proche de son niveau prépandémique et inférieur à celui de la moyenne canadienne. Cela aide les consommateurs à soutenir la croissance.