Un scrutin d’une importance rarement vue au Québec : les lecteurs du Devoir vont surveiller avec intérêt la campagne électorale qui s’amorce sur fond de guerre commerciale avec nos voisins du Sud, de hausse constante du coût de la vie, d’État-providence vacillant et de finances publiques précaires. Ils soulignent que l’issue des élections reste incertaine en raison de la présence de cinq partis susceptibles de remporter des sièges — un scénario inédit au Québec.Les électeurs ont des attentes immenses. Ils ont besoin d’être rassurés dans ce contexte d’incertitude marqué par les feux de forêt au pays et ailleurs dans le monde, les canicules, les conflits armés et la montée du populisme.« Les partis politiques doivent être capables de nous projeter dans l’avenir face à la plus importante transition depuis la Deuxième Guerre mondiale », résume Denis Harrisson, un de nos 223 lecteurs nous ayant fait part de leurs attentes à l’égard des élections du 5 octobre.Le Devoir a lancé un appel à tous, au cours des dernières semaines, dans le but de former un panel d’électeurs qui livreront leurs impressions de la campagne électorale jusqu’au jour du scrutin. Un groupe de sept personnalités a été recruté (voir autre texte).Nos lecteurs sont exigeants. Certains estiment que le Québec a besoin d’un chantier d’une ampleur comparable à la Révolution tranquille, ni plus ni moins. Ils réclament une « vision de l’avenir du Québec, des propositions concrètes » assorties d’un calendrier de réalisation. Ils considèrent ce scrutin comme « déterminant » pour l’avenir du Québec.« Pas de vagues promesses », souligne Lyne St-Pierre, une retraitée de la Mauricie. D’autres renchérissent : ils ne veulent surtout pas de promesses « bonbon » comme des chèques envoyés aux contribuables en pleine campagne électorale.
Vers un scrutin «déterminant» pour le Québec
Pas moins de 223 de nos lecteurs nous ont fait part de leurs attentes en vue des élections.












