Les pancartes ont poussé sur les poteaux partout au Québec et les chefs des cinq principaux partis politiques ont peaufiné leurs itinéraires : le coup d’envoi de la campagne électorale sera donné ce jeudi matin, afin que les Québécois puissent choisir, le 5 octobre, qui formera le prochain gouvernement.Le suspense, dans cette campagne, est réel. Au déclenchement des élections de 2022, le sort de 111 des 125 circonscriptions semblait déjà clair. Les projections annonçaient, déjà au jour 1, que le Québec serait peint en bleu pâle, étant donné la popularité de la Coalition avenir Québec (CAQ), alors dirigée par François Legault.Cette fois, rien ne semble gagné d’avance.À la ligne de départ, le Parti québécois (PQ) est favori, avec 30 % des intentions de vote, selon un sondage Léger-Le Journal-TVA du 24 août. Le Parti libéral du Québec (PLQ) et la CAQ obtiennent chacun la faveur de 23 % des électeurs, le Parti conservateur du Québec (PCQ), 16 %, tandis que Québec solidaire (QS) ferme la marche, avec 7 % d’intentions de vote.Une précampagne mouvementéeAvant même le coup de départ officiel de la campagne, l’actualité politique a connu son lot de rebondissements. En après-midi mercredi, le PQ a annoncé le retrait de la candidature de Vincent Marissal, un ex-député solidaire — et un Montréalais — dont le passage dans la formation politique de Paul St-Pierre Plamondon avait causé des remous. Le Journal de Québec a révélé que M. Marissal s’était servi de son logement de fonction à Québec pour faire de l’hébergement touristique avec sa conjointe, une pratique qui contreviendrait au code d’éthique des élus.Après des semaines à prendre ses distances de son prédécesseur, la cheffe caquiste, Christine Fréchette, est apparue devant les caméras aux côtés de François Legault. L’ex-premier ministre a présenté la candidature de Geneviève Pettersen, qui souhaite lui succéder dans L’Assomption… et qui a déjà critiqué le fait que son gouvernement niait l’existence du racisme systémique. Au jour 1 de la campagne, la CAQ ira à Rimouski, dans l’espoir de lancer le message qu’elle part à la reconquête de territoires perdus, comme cette circonscription défendue par l’ex-caquiste Maïté Blanchette Vézina.