Le grand bal des promesses de début de campagne s’est accéléré cette fin de semaine sur les cinq caravanes électorales. Et la cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), Christine Fréchette, est devenue la première à dire comment elle les financerait.La première ministre sortante a amorcé tambour battant sa campagne électorale. Poussée par un « vent de dos », elle a multiplié les sorties, de Québec, jeudi matin, à Longueuil, dimanche soir.Elle a même trouvé le temps de déguster des sauces plus ou moins piquantes au Festifeu à Nicolet samedi soir. « Elle est vraiment “tough” », a fait valoir le député de Nicolet-Bécancour — et candidat à sa propre succession — Donald Martel après avoir pris des petites cuillères de sauces « feu de camp », « flacatoune » et « réserve privée ».La cheffe de la CAQ n’a pas attendu non plus pour publier son cadre financier. Quatre jours de campagne ne s’étaient même pas écoulés, dimanche, qu’elle s’est présentée, le document en main, aux côtés du ministre des Finances et candidat dans Groulx, Eric Girard.Le cadre financier caquiste prévoit des dépenses de 9,7 milliards de dollars pour mettre en application les promesses électorales de Christine Fréchette, dont celles, effectuées ce week-end, d’investir un milliard en soutien à domicile et d’« augmenter la capacité d’hébergement partout au Québec » pour les femmes victimes de violences.« Avançons » ou « continuons » ?En priorisant « ce qui compte pour les familles, les aînés, les travailleurs et nos entreprises », Mme Fréchette veut permettre aux Québécois d’« avancer », comme le dit son slogan de campagne. Mais pour son adversaire péquiste, Paul St-Pierre Plamondon, il aurait été plus juste de ressusciter le slogan imaginé en 2022 par François Legault : « Continuons ».« Lorsque Christine Fréchette vous invite à voter pour “un premier mandat de l’Équipe Christine Fréchette”, je vais vous faire une confidence : je sais que ça ne parait pas beaucoup sur les pancartes, mais c’est la CAQ », a-t-il martelé samedi.