La campagne électorale est officiellement lancée depuis jeudi au Québec. Entre la guerre commerciale avec les États-Unis, l’état des finances publiques et l’augmentation du coût de la vie, l’économie devrait encore une fois prendre beaucoup de place dans les promesses des partis en lice pour former le prochain gouvernement. Le Devoir fait le point sur ces dossiers économiques qui devraient rythmer les 39 prochains jours.
La guerre commercialeLa campagne électorale québécoise s’amorce quelques jours après l’introduction par les États-Unis de nouveaux droits de douane visant plusieurs produits canadiens. Le gouvernement fédéral de Mark Carney a riposté en annonçant des contre-tarifs, mais la situation soulève l’inquiétude des citoyens et du milieu des affaires.Dans ce contexte, il faudra porter attention au type d’aide qui sera offert aux entreprises, note la p.-d.g. de l’Institut du Québec (IdQ), Emna Braham. « On ne parle pas d’un choc temporaire, comme pendant la pandémie, où il fallait simplement aider les entreprises à tenir le coup [en attendant un retour à la normale]. » Cette fois, c’est l’architecture même de nos relations commerciales avec les États-Unis qui est à revoir, prévient-elle. Les entreprises devront diversifier leurs marchés et améliorer leur productivité, mais certaines « ne vont pas tenir le coup ».
















