Malgré la hausse du coût de la vie et du prix de l’essence, les Québécois ne comptent pas tirer un trait sur leurs vacances estivales. Mais avec un budget qui stagne pour la première fois depuis la pandémie, ils devront s’adapter et faire des choix : partir moins loin, réduire les sorties sur place et limiter les déplacements.« Chaque année, le budget envisagé par famille augmente un peu, mais là, pas du tout. Parallèlement, tout coûte plus cher, alors on va voir une forme de réduflation des vacances », note le porte-parole de CAA-Québec, Simon Bourassa.Chaque année, à l’approche de la période estivale, l’organisme sonde les intentions de vacances des Québécois, et ce, depuis 17 ans.Pour la première fois depuis la pandémie, il constate que le budget moyen alloué aux vacances stagne à 2095 $ par famille, soit la même somme que l’an dernier.

Il s’agit là d’une conséquence directe du contexte économique actuel : 51 % des répondants reconnaissent que le coût du carburant influence la planification de leurs vacances, tandis que 60 % disent tenir compte de l’inflation dans leurs projets.Des vacances au QuébecPlus de la moitié des Québécois (57 %) qui comptent prendre des vacances cet été resteront ainsi au Québec. Parmi eux, 18 % demeureront à la maison, ce qui représente 3 points de pourcentage de plus que l’an dernier.À noter que le fort attrait pour la province est une tendance de plus en plus forte ces dernières années, laquelle ne doit pas être uniquement associée à une décision économique, estime M. Bourassa.