On s’attendait à ce que l’Europe soit populaire auprès des Québécois cet été, puisqu’ils sont encore nombreux à bouder les États-Unis. La flambée des prix incite toutefois les voyageurs à faire des concessions une fois sur place afin de boucler leur budget vacances, rapportent des acteurs du milieu.Les tensions géopolitiques ont eu raison de l’appétit des Canadiens pour les États-Unis, rapporte Statistique Canada. Le nombre de voyages de retour des États-Unis par des résidents canadiens a beau avoir augmenté en mai 2026 par rapport au même mois en 2025 (+9,5 %), il demeure bien en deçà de ce qu’il était en mai 2024 (-28,7 %).Dans ce contexte, il n’est pas surprenant que les voyageurs se tournent vers d’autres destinations, notamment européennes. Les prix élevés du transport, de l’hébergement et des activités, sans compter un euro très vigoureux, incitent toutefois les vacanciers à une certaine retenue.« Il n’y a pas de renonciation à la destination, c’est plus la façon de voyager qu’on va changer », observe Marc-Antoine Vachon, titulaire de la Chaire de tourisme Transat de l’Université du Québec à Montréal. « On va se payer moins de petits luxes, on va être plus frugal dans l’hébergement, dans la restauration, mais on va accepter d’absorber le prix du billet d’avion parce qu’il n’y a pas vraiment d’alternative au déplacement. »Moscou Côté, président de l’Association des agents de voyages du Québec, voit les choses du même œil. Pour éviter de renoncer à un voyage en raison des prix élevés, les consommateurs peuvent choisir un hébergement plus modeste, dans un quartier un peu moins central, note-t-il.« [Les voyageurs] pourraient aussi décider d’écourter leur séjour », indique M. Côté. En passant 11 plutôt que 13 jours sur place, par exemple, « tu viens sauver facilement 1000 euros ».
Les Québécois ne boudent pas l’Europe, mais se serrent la ceinture une fois sur place
Le prix élevé des excursions sur le Vieux Continent pousse les voyageurs à la créativité.










