Les dirigeants conservateurs du Canada sont divisés sur la façon — voire l’opportunité — d’utiliser le pétrole albertain comme levier alors que les tensions commerciales s’accentuent entre le Canada et les États-Unis.Dans son discours de samedi, après l’échec des négociations avec les États-Unis, le premier ministre Mark Carney a laissé entendre que les exportations d’énergie pourraient éventuellement servir de moyen de pression dans cette guerre commerciale qui s’intensifie.« Le Canada alimente la croissance américaine : il fournit 99 % de leurs importations de gaz naturel, 85 % de leurs importations d’électricité et 60 % de leurs importations de pétrole brut, a-t-il déclaré. Je ne pense pas qu’ils souhaitent que nous cessions de leur en envoyer. »Le message trouve un écho différent chez les premiers ministres conservateurs du pays selon leur proximité avec l’industrie pétrolière. Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, qui demande depuis longtemps à l’Alberta d’envisager de restreindre ses exportations en représailles aux droits de douane américains, a repris la suggestion de M. Carney en des termes plus musclés.« Nous devons nous assurer qu’ils souffrent autant que nous allons souffrir », a déclaré M. Ford lundi à l’émission de radio torontoise Newstalk 1010.
Les conservateurs divisés sur l’utilisation du pétrole comme levier face à Trump
L’Alberta refuse d’utiliser ses exportations comme levier, tandis que d’autres veulent garder l’option ouverte.















