Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Une campagne lancée au début de l’été 2026 par les ONG de « L’affaire du siècle » a pour objectif de rendre visibles les effets du réchauffement sur la population française. Article réservé aux abonnés Pour réduire le risque de récidive de son cancer du sein, Amélie Tytgat, 36 ans, suit un traitement par hormonothérapie, qui provoque une sorte de ménopause artificielle. En conséquence, lorsqu’il fait chaud, ses jambes gonflent de manière considérable et elle se sent « bouillonner à l’intérieur ». A La Valette-du-Var (Var), où elle vit seule, les températures se sont maintenues à des niveaux très élevés tout au long de l’été 2026. Alors pendant des semaines, il lui a été impossible de sortir de son appartement situé au 4e étage d’un immeuble sans ascenseur. Elle s’est confinée dans son salon, équipé d’une climatisation. Elle s’est aussi vue contrainte d’acheter un tapis de course lorsqu’elle a commencé à avoir des bleus sur les jambes, faute de marcher suffisamment. Comme plus de 140 000 personnes, Amélie Tytgat a participé à la campagne des ONG de « L’affaire du siècle », baptisée « Sinistré·e·s climatiques : se compter pour peser » : elle a répondu à un questionnaire en ligne et déclaré « avoir déjà subi les effets du changement climatique ». « A cause de ce réchauffement brutal, je n’ai pas pu vivre pendant des semaines, explique-t-elle. Je ne pouvais pas sortir, même le soir pour aller à la plage, j’ai failli faire des malaises en faisant mes courses. Je suis une réfugiée climatique dans mon propre pays. » Il vous reste 69.4% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.