Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Technologies Technologies Technologies Alors que le procès de Meta, accusé d’avoir délibérément rendu les adolescents addictifs à Facebook et à Instagram, bat son plein aux Etats-Unis, l’expert associé à la Fondation Jean Jaurès explique, dans un entretien au « Monde », qu’il existe un « capitalisme de la solitude » entretenu par les plateformes numériques, qui en tirent profit. Article réservé aux abonnés Dans une note publiée mercredi 26 août par la Fondation Jean Jaurès, l’essayiste, auteur de Contre la brutalisation de nos existences (Flammarion, 176 pages, 20 euros), et haut fonctionnaire Paul Klotz décrit comment les acteurs économiques, en particulier les Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), ont contribué à engendrer de l’isolement chez les individus, pour ensuite mieux leur vendre produits et services destinés à atténuer la solitude ainsi créée. Selon vous, on peut aujourd’hui parler du « capitalisme de la solitude ». De quoi s’agit-il ? Je définis le « capitalisme de la solitude » comme un système économique dans lequel la solitude est passée du statut de phénomène non intentionnel à celui de ressource délibérément recherchée et exploitée. Il est principalement le fait des acteurs du numérique dont les services produisent de la solitude, l’entretiennent et en tirent profit, notamment avec les réseaux sociaux ou les « compagnons IA ». Il vous reste 86.65% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.