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Opinions
Publié le 22 août 2026 à 05:30.
2 min. de lecture
Et si les Etats-Unis se montraient plus efficaces que l’Europe pour réguler les réseaux sociaux? La question peut paraître provocatrice, voire absurde. Nous sommes depuis des années habitués à chroniquer deux mondes que tout semble opposer. Sur notre continent, nous avons une Commission européenne qui édicte sans cesse de nouvelles réglementations, ouvre des enquêtes contre Meta, TikTok ou X pour violation de ces obligations, puis inflige des amendes. Et de l’autre côté de l’Atlantique, c’est le règne du laisser-faire total, pour ne surtout pas brider des champions de la tech ayant pour mission de dominer la planète.Mais les choses changent, de manière imperceptible. Voulant imiter l’Australie, l’Union européenne veut bannir les jeunes des réseaux sociaux. Au niveau national, la France et la Grande-Bretagne tentent d’être à l’avant-garde. Mais ces initiatives sont hautement problématiques. D’abord, elles sont discutables en termes de proportionnalité, le Conseil constitutionnel français ayant récemment annulé la loi d’Emmanuel Macron, estimant qu’il s’agissait d’une atteinte à la liberté d’expression et de communication des jeunes. Et surtout ces bannissements brutaux, sans nuance, ne règlent absolument pas le problème, majeur, du fonctionnement nocif de ces plateformes.







