Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Les négos de l’été L’épisode 8 sera disponible prochainement. Les négos de l’été L’épisode 8 sera disponible prochainement. Chronique Guillemette Faure « Les négos de l’été » (6/8). Qui dit grandes vacances dit gros et petits conflits à arbitrer. Assister à un spectacle son et lumière ou faire des emplettes au marché nocturne deviennent les passages obligés pour redémarrer sa journée à la nuit tombée. Publié le 18 août 2026 à 09h00 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Qu’est-ce qui a été inventé en premier ? Le concept du marché nocturne ou celui du son et lumière sur l’hôtel de ville du village voisin ? Toujours est-il que les deux sont à l’origine d’un nouveau phénomène : la deuxième journée de vacances qui commence à 19 heures. Il fut un temps où aller à la plage suffisait à combler sa journée. Visiter le château voisin était gardé pour le lendemain. Désormais, chaque destination semble proposer un deuxième service après le dîner. Marché nocturne à 20 heures. Son et lumière à 21 heures. Cinéma en plein air à 22 heures. Feu d’artifice à 23 heures. Sans ­parler du spectacle de drones, de la guinguette éphémère, du spectacle médiéval et du concert gratuit. Personne ne nous force à aller au son et lumière et à toutes ces animations nocturnes. Mais est-on vraiment en vacances si l’on n’a pas déambulé un soir entre des savons au lait d’ânesse, un stand de bijoux en résine, au son de deux reprises de Cabrel devant le stand de tapenades noires et vertes ? Pourquoi y va-t-on ? Peut-être parce qu’on assume moins qu’autrefois l’idée d’avoir passé l’après-midi à ne rien faire. On se fait croire qu’après avoir bullé sur son fouta, ça comptera comme des vacances intelligentes si on se rajoute le son et lumière de l’abbaye de Beauport en fin de journée. Et puis ça permet d’être moins entassés le soir au bungalow. Peut-être, aussi, qu’en allant au marché nocturne, on « verra du monde », c’est-à-dire pas ceux avec lesquels on passe nos vacances. Il vous reste 69.24% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.