Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Les négos de l’été L’épisode 5 sera disponible prochainement. Les négos de l’été L’épisode 5 sera disponible prochainement. Chronique Guillemette Faure « Les négos de l’été » (4/8). Qui dit grandes vacances dit gros et petits conflits à arbitrer. Le délicat sujet de la répartition des couchages au sein d’une location répond à des règles complexes liées à l’âge, au statut conjugal ou à l’ancienneté des membres au sein du groupe. Publié aujourd’hui à 11h00 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Quand on partage une location de vacances, pour obtenir la meilleure chambre, il faut arriver en deuxième, m’expliquait un ami. « Les premiers n’osent pas s’installer dans la meilleure et prennent celle qui vient juste après. » La règle, pleine de bon sens, a longtemps été vraie. Autrefois, on trouvait la maison, on ouvrait les portes, on discutait de la répartition dans le couloir et on posait ses valises pour marquer son territoire. Aujourd’hui, les négociations peuvent commencer trois semaines avant le départ, dans le purgatoire du groupe WhatsApp avec tableaux Excel partagés et captures d’écran d’Airbnb. Dans un monde où les couples adultes sont censés être égaux et où les chambres ne le sont pas, inventer un ordre protocolaire consensuel relève de la haute voltige. Attribue-t-on les chambres selon la contribution de chacun ? les statuts matrimoniaux ? la solidité présumée des couples ? Le canapé-lit est-il une punition ou une expérience communautaire ? Autre source de casse-tête, le renversement des valeurs familiales. Jusqu’à récemment, la hiérarchie était claire : les couples prenaient les meilleures chambres, les célibataires héritaient des lits superposés, des cagibis et des couchages d’appoint, et les enfants étaient entassés sur des matelas dans une pièce transformée en dortoir. Aujourd’hui, il n’est plus rare que les enfants héritent de la meilleure chambre, que l’on s’assure qu’ils soient « bien installés » et que les adultes récupèrent le canapé-lit. Le progrès social des vacances se mesure peut-être au fait qu’on sacrifie désormais les lombaires des parents pour préserver le sommeil de leur progéniture. Il vous reste 64.06% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Le jeu des chambres musicales : « Il reste une place dans le dortoir et les lits jumeaux, on vous laisse vous installer »
CHRONIQUE. « Les négos de l’été » (4/8). Qui dit grandes vacances dit gros et petits conflits à arbitrer. Le délicat sujet de la répartition des couchages au sein d’une location répond à des règles complexes liées à l’âge, au statut conjugal ou à l’ancienneté des membres au sein du groupe.










