Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Les négos de l’été L’épisode 6 sera disponible prochainement. Les négos de l’été L’épisode 6 sera disponible prochainement. Chronique Guillemette Faure « Les négos de l’été » (5/8). Qui dit grandes vacances dit gros et petits conflits à arbitrer. Certains plats et boissons qu’on réservait aux congés estivaux jouent désormais les prolongations le reste de l’année. Publié aujourd’hui à 09h00 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Peut-on boire du rosé en vacances, à l’intérieur, un jour de pluie ? Ou n’est-ce qu’une boisson à boire en pleine canicule ? Longtemps le rosé n’a pas eu le goût du rosé, et c’était plutôt tant mieux. Il avait celui de la terrasse, du parasol et de l’idée qu’on n’avait rien de prévu avant le lundi suivant. C’est d’ailleurs pour éviter qu’il ait le goût de rosé qu’était née, il y a une vingtaine d’années, l’expression « rosé piscine ». « Vous ajoutiez des glaçons pour boire plus d’eau que de rosé, explique Jackie Lagrange, propriétaire du camping Le Vallespir, à Arles-sur-Tech, dans les Pyrénées-Orientales. Un camping sans apéro, c’est comme un camping sans terrain de pétanque. » Ce n’est pas tant qu’on ait envie de jouer à la pétanque ou de boire du rosé. Mais, tant qu’il y a un terrain de pétanque et des verres de rosé, on sait qu’on est en vacances. Aujourd’hui pourtant, le rosé n’est plus seulement un vin de l’été. Gilles Masson, ancien directeur du Centre du rosé, se souvient qu’on n’en buvait « que du 14 juillet au 15 août, les pieds dans le sable ». Pourquoi est-il sorti de cette case ? « Il est devenu bon », répond-il. Désormais, les ventes de ce vin en automne-hiver représentent 40 % de celles de l’année, selon Jérémy Arnaud, dirigeant fondateur du cabinet de conseil Terroir Manager, qui travaille sur les rosés depuis un quart de siècle : il est resté sur la table, tout comme les tartares ou les poke bowls. « On assiste moins à une nostalgie de l’été qu’à une normalisation de ses codes. » Il y voit aussi un effet du réchauffement climatique : « La saison chaude pour 2026, c’est six mois ! » Il vous reste 68.21% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.