Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement « Ces placements qui passent mal » (5/6). Depuis 2023, une partie de ces fonds immobiliers ne parviennent plus à rembourser les investisseurs qui veulent en sortir. Près de 2 milliards d’euros sont toujours en attente de sortie. Article réservé aux abonnés Elle était la promesse de revenus réguliers. D’un placement sûr, parce que « l’immobilier, c’est tangible » et que « ça monte toujours sur le long terme ». D’un investissement de « bon père de famille » pour s’assurer de meilleurs jours à la retraite. Mais, depuis trois ans, la pierre-papier a perdu sa bonne réputation. Pendant des années, les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI), qui investissent dans l’immobilier professionnel (bureaux, commerces, entrepôts…), ont été massivement proposées aux épargnants. Ces fonds se sont fait une place de choix dans leur patrimoine grâce aux distributeurs (conseillers en gestion de patrimoine et banquiers) et à leur intégration aux contrats d’assurance-vie. Cet intérêt pour les SCPI s’est même élargi aux institutionnels, aux mutuelles, aux entreprises voire à d’autres fonds (dont des SCPI). En 2022, 10,1 milliards d’euros, un record en hausse de près de 20 % par rapport au précédent (8,5 milliards d’euros en 2019), y ont été investis. Et comme si tout cet argent ne suffisait pas, les gérants ont aussi profité de taux d’intérêt très bas depuis la crise financière de 2008 pour acheter à crédit les actifs de leurs fonds alors que les prix s’envolaient. Résultat : les SCPI ont grossi, fortement, au point que certaines sont devenues des mastodontes. Peu de monde se doutait alors que, dans cette avalanche d’argent, se cachaient les fondements d’une crise dont le marché ne s’est toujours pas remis… Il vous reste 82.28% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
SCPI, les quatre phases d’une crise qui a piégé des milliers d’épargnants
« Ces placements qui passent mal » (5/6). Depuis 2023, une partie de ces fonds immobiliers ne parviennent plus à rembourser les investisseurs qui veulent en sortir. Près de 2 milliards d’euros sont toujours en attente de sortie.






