Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Ces placements qui passent mal L’épisode 5 sera disponible prochainement. Ces placements qui passent mal L’épisode 5 sera disponible prochainement. « Ces placements qui passent mal » (4/6). Alors qu’elle est toujours poursuivie en justice par près de 8 000 investisseurs, la société de gestion a annoncé la liquidation des actifs qui lestent sept de ses fonds depuis six ans, ainsi que le remboursement de près de 615 millions d’euros au total. Article réservé aux abonnés A l’aube du scandale qui l’éclaboussera à partir de 2019, la société de gestion britannique H2O est au sommet de sa gloire. Elle qui a géré jusqu’à 33 milliards d’euros d’encours est portée par ses performances, souvent à deux chiffres, qui ravissent ses investisseurs, professionnels comme particuliers. Et, bien que peu comprennent sa stratégie d’investissement dans le détail, ils sont prêts à accepter le risque tant que la rémunération est au rendez-vous. Il faut dire que H2O, « bébé » de deux pontes de la finance française, inspire confiance. Quand ils la créent en 2010, Bruno Crastes et Vincent Chailley se sont déjà fait un nom dans la gestion de fonds d’investissement. Leur réputation leur ouvre sans peine les portes des conseillers financiers et des assureurs-vie, pour loger leurs fonds dans les contrats des Français. Poussés par un marché aveuglé par leurs rendements, les gérants prennent des risques. Trop. Et s’en rendent compte trop tard. 18 juin 2019 : des révélations fracassantes mettent le feu aux poudres C’est à l’approche de l’été 2019 que le premier coup de semonce est donné. Le prestigieux Financial Times (FT) révèle dans un article les liens entre H2O, Bruno Crastes et un sulfureux homme d’affaires allemand, Lars Windhorst. Entre 2015 et 2019, la société de gestion aurait acquis pour 1,4 milliard d’euros d’obligations émises par les entreprises de son groupe, Tennor, qu’elle aurait logées dans sept de ses fonds les plus vendus au grand public. Elle serait même, « de loin », la principale détentrice de ces titres de dette privée. Il vous reste 87.11% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.