L’affaire passionne l’Amérique, et bien au-delà. La responsabilité de Lindsay Clancy, une mère de famille américaine, dans la mort de ses trois enfants en janvier 2023 est largement discutée sur les réseaux sociaux, jusque dans l’Hexagone.

Si la mère de famille a reconnu avoir étranglé Callan, Dawson et Cora Clancy, âgés de 8 mois à 5 ans, ses avocats ont plaidé non coupable, avançant qu’elle souffrait de psychose post-partum au moment des meurtres. Vendredi lors du procès de Lindsay Clancy, qui s’est ouvert le 27 juillet au tribunal de Plymouth, dans le Massachusetts, la défense a cité le psychiatre légiste Phillip Resnick qui a expertisé la mère de famille à plusieurs reprises en détention. Et selon le spécialiste, la psychose post-partum de Lindsay Clancy a entraîné chez elle une « hallucination impérative ».

Mais ce lundi, Kirk Heilburn, un psychologue légiste, appelé à la barre comme témoin à charge, a écarté la thèse de la psychose aiguë, a rapporté AP. Selon lui, l’Américaine a plutôt ôté la vie de ses enfants pour qu’ils ne « souffrent » pas après qu’elle se soit suicidée. Il n’a pas cru Lindsay Clancy lorsqu’elle a affirmé avoir entendu une voix lui disant : « Tue les enfants pour pouvoir te suicider ».