C'est un procès qui secoue les États-Unis et qui soulève à nouveau la question de la santé mentale des mères. Lindsay Clancy, une femme de 36 ans vivant dans le Massachusetts, est accusée d'avoir tué ses trois enfants âgés de cinq ans, trois ans et huit mois au domicile familial de Duxbury le 24 janvier 2023. Si la mère de famille ne nie pas avoir commis ces meurtres, c'est autour de la notion de préméditation que ce procès prend des proportions hors normes aux États-Unis. Lindsay Clancy affirme en effet avoir souffert de "psychose post-partum" ainsi que d'anxiété, jusqu'à entendre une voix masculine qui lui a ordonné de tuer ses enfants avant de tenter de s'ôter la vie en sautant par la fenêtre.

L'accusation, en revanche, tente de prouver que la mère de famille ne souffrait pas de "psychose post-partum", mais qu'elle avait au contraire prémédité son geste avant de feindre une tentative de suicide, argumentant notamment que les voix entendues par Lindsay Clancy n'ont été mentionnées qu'après le meurtre des trois enfants.

Un journal intime tenu à jour dans son téléphoneCe jeudi 20 août, de nouveaux témoins ont été appelés à la barre, alors même que les témoignages se sont succédés lors de ce procès extraordinaire. La mère de Lindsay Clancy avait elle-même pris la parole, décrivant sa fille comme une "mère aimante et dévouée à ses enfants", mais confirmant que sa fille luttait contre des problèmes de santé mentale, rapporte la chaîne américaine CBS.