Selon un psychiatre, appelé à la barre par les avocats de Lindsay Clancy, l’Américaine de 36 ans souffrait d’« hallucinations impératives » quand elle a tué ses trois enfants, une fausse perception sensorielle, comme une voix, qui donne un ordre direct à la personne.
La question centrale de ce procès, ce n’est pas de savoir si Lindsay Clancy a tué ses trois enfants. Mais plutôt si cette Américaine de 36 ans était atteinte de psychose post-partum au moment de ce triple infanticide. C’est en tout cas ce que pense un psychiatre, cité par la défense, qui a affirmé que cette mère du Massachusetts souffrait d’une « hallucination impérative » au moment des faits, a-t-il avancé devant le tribunal de Plymouth, dans le Massachusetts, ce vendredi.
Lindsay Clancy, une ancienne infirmière de 36 ans, est accusée d’avoir tué ses trois enfants - Cora, 5 ans, Dawson, 3 ans, et Callan, 8 mois - le 24 janvier 2023, en les étranglant avec des élastiques de fitness avant de se jeter par la fenêtre du deuxième étage. Mais les avocats de cette Américaine, qui a reconnu les meurtres, ont plaidé non coupable, arguant qu’elle souffrait de psychose post-partum.
« Incapable d’agir conformément »
Depuis la fin du mois de juillet, les avocats de Lindsay Clancy s’attachent donc à démontrer que l’Américaine souffrait de ce trouble, considéré par les spécialistes comme une maladie mentale grave et rare et une urgence psychiatrique. Tout l’enjeu est désormais de savoir si elle est, oui ou non, responsable pénalement de ses actes. Si c’est le cas, elle encourt la prison à vie. Si non, elle sera placée dans un centre psychiatrique spécialisé.












