Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Les Entrepreneurs (ex-CPME) et le Medef appellent à placer l’économie et la création de richesse au cœur du débat présidentiel, sur fond d’inquiétudes concernant la dette et les finances publiques. A quelques mois de l’élection présidentielle, le président de l’organisation patronale Les Entrepreneurs (ex-CPME), Amir Reza-Tofighi, appelle, samedi 22 août, à placer l’économie au cœur de la campagne, déplorant que très peu de prétendants n’abordent ce sujet jugé crucial. « Le sujet économique doit être un angle central des débats présidentiels », plaide le président de l’organisation patronale dans un entretien à La Tribune Dimanche. Les candidats à l’élection présidentielle « sont nombreux sur la ligne de départ, mais très peu parlent d’économie », a regretté Amir Reza-Tofighi. Les Entrepreneurs vont « lancer un tour de France à partir d’octobre pour (…) élaborer des propositions ». En tête des sujets, la croissance : « il faut redonner aux entreprises les capacités de créer la croissance parce que c’est comme ça qu’elles pourront mieux payer leurs salariés, qu’on pourra diminuer la dette de l’Etat et investir dans les dépenses d’avenir ». Il estime également que « le travail ne paye plus assez parce que les entreprises n’ont pas les moyens de payer plus. Le poids de la fiscalité sur les entreprises et des charges sur les salaires fait que les actifs sont sacrifiés ». Le sujet des finances publiques figure aussi parmi les priorités, « on est à l’aube d’une crise économique majeure si les taux d’intérêt et la dette augmentent encore ». Selon M. Reza-Tofighi, « à force de faire croire que l’argent magique existe, on est rentrés dans une situation où tous les candidats espèrent gagner en faisant de nouvelles promesses qui ne seront pas réalistes financièrement ». Un débat économique jugé incontournable Quant au budget 2027, pour lequel les négociations s’annoncent difficiles au Parlement, le président des Entrepreneurs espère qu’il garantira « une stabilité totale pour les entreprises », et ajoute « une exigence très forte : pas d’augmentation non plus des cotisations salariales et patronales ». Le président du Medef, Patrick Martin, estime de son côté, lui aussi dans La Tribune Dimanche, que « le prochain débat présidentiel ne pourra pas contourner cette question essentielle : comment la France peut-elle créer davantage de richesse ? » « C’est de cette réponse que dépendront notre protection sociale, notre souveraineté, notre capacité d’investissement et les perspectives offertes à notre jeunesse. La réponse passe d’abord par celles qui créent chaque jour de la valeur, de l’emploi et de l’innovation : les entreprises », selon le responsable de la première organisation patronale française, qui tient mercredi et jeudi son rendez-vous annuel, la REF (Rencontre des Entrepreneurs de France). Amir Reza-Tofighi, 41 ans, annonce par ailleurs être atteint, « depuis plusieurs mois », d’un cancer. « C’est un sujet qui est très personnel. Mais quand on dirige une organisation comme Les Entrepreneurs, il me semblait important d’en parler moi-même, avec transparence (…). Les traitements que j’ai commencés cette semaine auront des effets visibles et pourront m’amener, dans les prochaines semaines, à adapter mon agenda », a-t-il expliqué. « Quand on est entrepreneur et qu’on a une maladie, l’entreprise ne s’arrête pas. (…) Etre malade, ce n’est pas être faible. Etre vulnérable, ce n’est pas ne pas pouvoir décider », affirme-t-il, assurant qu’il restera « pleinement engagé ». Le Monde avec AFP
Présidentielle 2027 : les patrons appellent à placer l’économie au cœur du débat
Les Entrepreneurs (ex-CPME) et le Medef appellent à placer l’économie et la création de richesse au cœur du débat présidentiel, sur fond d’inquiétudes concernant la dette et les finances publiques.









