Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Tribune Adrien Fabre Economiste Les Français sont prêts à faire des économies budgétaires, dès lors qu’ils estiment que les mesures gouvernementales agrègent taxation des plus riches, taxes écologiques et gel des dépenses publiques, explique l’économiste Adrien Fabre, dans une tribune au « Monde ». Publié aujourd’hui à 06h54 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Le Conseil d’analyse économique recommande un effort budgétaire de 90 milliards d’euros pour stabiliser la dette publique. Mais les Français sont-ils prêts à une telle consolidation ? Pour répondre à cette question, j’ai interrogé un échantillon représentatif de 1 000 Français sur 30 mesures concrètes de réduction du déficit. Résultat : le programme permettant la plus grande économie, tout en étant soutenu par une majorité, combine taxation des plus riches, taxes écologiques et gel des dépenses publiques – un programme plus proche de la gauche que de la droite. Le déficit public s’est établi à 5 % du produit intérieur brut (PIB) en 2025. Le Conseil d’analyse économique recommande de le réduire de 3 points de PIB (soit 90 milliards d’euros) dans les six prochaines années afin d’éviter que la dette publique ne s’emballe, et liste différentes mesures possibles pour atteindre cet objectif. A l’aide d’un questionnaire en ligne réalisé en mars, 1 000 personnes représentatives de la population française ont évalué 30 mesures budgétaires et 17 mesures programmatiques. Pour chaque mesure programmatique (qui peut être budgétaire ou non budgétaire), les répondants devaient indiquer s’ils y sont favorables, défavorables ou indifférents. Les mesures les plus soutenues sont des mesures de discipline budgétaire, de durcissement pénal (instauration de peines planchers et majorité pénale à 16 ans, application systématique des obligations de quitter le territoire français) et l’augmentation des dépenses de santé et d’éducation. La hausse du smic et la taxation des plus gros héritages sont aussi largement soutenues, même si elles sont légèrement moins consensuelles. A l’autre bout du spectre, la hausse de l’âge de départ à la retraite est rejetée par 53 % des Français (et seuls 26 % y sont favorables). Notons que la grande majorité trouve important de réduire le déficit (70 % y sont favorables, contre 6 % d’avis défavorables). Il vous reste 68.87% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Le candidat qui l’emportera en 2027 sera celui qui réussira la meilleure synthèse entre redistribution, crédibilité budgétaire et fermeté judiciaire »
TRIBUNE. Les Français sont prêts à faire des économies budgétaires, dès lors qu’ils estiment que les mesures gouvernementales agrègent taxation des plus riches, taxes écologiques et gel des dépenses publiques, explique l’économiste Adrien Fabre, dans une tribune au « Monde ».






