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RécitUn squelette, peut-être celui du célèbre mousquetaire, a été mis au jour par l’archéologue Wim Dijkman en mars dans une église de Maastricht, aux Pays-Bas. L’accusant de fouilles illégales, la municipalité lui a repris le projet. Il faudra attendre encore quelques mois pour que l’analyse ADN livre – ou non – ses secrets.
Cinq mois ont passé après l’annonce, en mars, de la découverte de la tombe potentielle de d’Artagnan à Maastricht (Pays-Bas). Depuis, les analyses engagées n’ont donné aucun résultat probant. « Où en sont les recherches ? C’est la question que nous posent tous les visiteurs », confirme Alina Goebel, responsable du Musée d’Artagnan de Lupiac (Gers), village natal du mousquetaire. Dans les faits, après la tonitruante annonce, tout est repris de zéro dans un feuilleton digne d’Alexandre Dumas par ses improbables rebondissements et imbroglios.
La frustration est à la hauteur de l’excitation qui avait suivi la révélation au printemps de la découverte d’un squelette dans l’église Saint-Pierre-et-Paul à Wolder, aujourd’hui un quartier résidentiel de Maastricht. Il pouvait être celui du célèbre mousquetaire d’Artagnan. Le vrai, bien sûr, Charles de Batz de Castelmore, né au cœur des vallons gascons entre 1610 et 1615, tué au siège de Maastricht d’une balle de mousquet, le 25 juin 1673. Une frustration d’autant plus compréhensible que l’annonce était susceptible de mettre fin à une grande énigme historique : l’absence de sépulture identifiée, trois cent cinquante-trois ans après sa mort, de celui qui est devenu le « mousquetaire universel », paré de toutes les vertus par la grâce littéraire d’Alexandre Dumas (Les Trois Mousquetaires, 1844) bien épaulé par son « collaborateur » Auguste Maquet.






