Souvent synonymes d’un haut niveau de diplôme ou d’une grande responsabilité managériale, parfois symboles d’ascension sociale, les cadres représentent aujourd’hui une catégorie bien plus large, puisque 5 millions de salariés français le sont. Mais les cadres ont vu leur taux d’absentéisme grimper de 35,2 % entre 2019 et 2025, selon le baromètre Malakoff Humanis. Les difficultés de santé mentale liées aux conditions ou à une surcharge de travail (burn-out) apparaissent comme des causes fréquentes d’arrêts-maladies.

Dans le même temps, même si le salaire d’un cadre demeure important, il a diminué de 5 % en euros constants entre 2000 et 2024 alors qu’il augmentait de 10 % pour l’ensemble des salariés, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques. De quoi alimenter, parfois, un sentiment de déclassement et de perte de reconnaissance du travail accompli. La menace récente de l’intelligence artificielle sur les cols blancs s’ajoute à l’équation.

Vous êtes cadre et vous vous reconnaissez dans ce sentiment ? Votre situation répond-elle à l’image que vous vous faisiez du statut de cadre en début de carrière ? Votre rémunération correspond-elle à votre investissement au travail ? Si non, ce déséquilibre a-t-il un impact sur le sens de votre travail ?