Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement « Bon vent ! » (12/18). Thomas, 28 ans, a traversé des années difficiles dans cette entreprise du Centre-Val de Loire – jusqu’à la démission. Alors il redoute le discours de son chef de projet… Article réservé aux abonnés « Le matin de mon pot de départ, en 2025, je me réveille avec un sentiment ambivalent : un mélange de peur et de soulagement. J’ai peur que les personnes que j’ai invitées ne viennent pas. J’ai peur de devoir faire un discours. Je ne m’en sens pas capable. Mon évaluation de fin d’année m’a énormément déçu. J’ai donné tellement de moi-même… et pourtant, je n’ai pas eu la reconnaissance que j’attendais. Je suis ingénieur dans cette entreprise depuis cinq ans. Il y a deux ans, on m’a mis sur un poste très compliqué. Mon chef de projet n’avait pas envie de travailler sur ce dossier. Ses supérieurs l’y avaient plus ou moins forcé, alors il avait choisi de faire le strict minimum. Résultat, j’ai dû à la fois gérer le travail et les conflits dans l’équipe. Tout le monde a vu que ça n’allait pas, mais personne n’a rien fait. J’ai été arrêté pendant deux semaines pour épuisement professionnel. J’ai repris trop tôt, rien n’avait changé. L’évaluation de fin d’année a été la goutte de trop, et j’ai démissionné. Il vous reste 67.55% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.