Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement « Bon vent ! » (11/18). Elle ne supportait plus le sexisme ordinaire et l’ambiance potache de cette entreprise du BTP. Marine, 31 ans, n’avait encore rien vu… Article réservé aux abonnés « “C’est sûr, tu finiras à l’eau, dans la rivière !” Mes collègues m’avaient prévenue : ils comptaient faire de mon pot de départ un moment très potache. A l’image de l’ambiance de cette PME du BTP, où 80 % des salariés sont des hommes de moins de 40 ans. Quand je suis arrivée, il y a trois ans, j’ai d’abord trouvé l’atmosphère assez sympa. On s’entendait bien, on faisait du sport ensemble, des soirées après le boulot. Mais c’était un peu la compète de testostérone, à coups de blagues de mauvais goût… Et tout le monde, y compris mes collègues féminines, semblait avoir intégré ce sexisme ordinaire. Peu à peu, ce climat a fini par me peser. Quand il fallait vider les poubelles ou nettoyer les douches de l’entreprise, jamais un mec ne se proposait. Et puis il y avait les “bizutages” : un jour, j’ai retrouvé les roues de ma voiture démontées. Voyant ma tête, mes collègues se sont marrés, goguenards ; l’un d’entre eux a quand même fini par m’aider à tout remonter. Autre blague récurrente : remplir le casier d’un collègue de chips en polystyrène ou lui faire boire des shots d’alcool fort. Bref, tout cela a fini par me pousser à la démission, mais sans conflit. Il vous reste 61.98% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« On m’a offert une poupée sur un poney, entourée de dessins de phallus » : le pot de départ graveleux de Marine, employée dans le BTP
« Bon vent ! » (11/18). Elle ne supportait plus le sexisme ordinaire et l’ambiance potache de cette entreprise du BTP. Marine, 31 ans, n’avait encore rien vu…






