Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement « Bon vent ! » (8/18). Françoise, 70 ans, a été responsable RH dans une filiale de la SNCF. Pour son pot de départ, elle a droit à son « dernier train », comme les cheminots. Un train pas comme les autres ! Article réservé aux abonnés « Sur le quai de Villeneuve-Saint-Georges [Val-de-Marne], une locomotive diesel avance en sifflant, tractant deux voitures de la Compagnie des wagons-lits des années 1930… Comment aurais-je pu imaginer que c’est ce train de luxe qui m’emmènerait vers la retraite ? J’ai travaillé dix-huit ans comme responsable des ressources humaines dans une filiale de la SNCF gérant le transport de fret. Pendant deux décennies, les cheminots m’ont appelée “maman”, ce qui n’est pas commun ; il faut dire j’avais pris l’habitude de voyager de nuit sur les lignes de fret avec beaucoup d’entre eux, pour mieux comprendre leur travail. Après presque vingt ans dans la même boîte, j’ai décidé de partir pour la concurrence. Pour mon pot de départ, j’avais prévu d’organiser un barbecue à Valenton, le 2 juillet, sur notre chantier multitechnique ; c’était le QG de nos conducteurs, aménagé avec des fauteuils, une cuisine, entre les portiques et les conteneurs. Je trouvais ça chouette d’organiser la fête là plutôt que dans nos bureaux de Vincennes [Val-de-Marne]. Certains collègues étaient chargés d’acheter les merguez, moi d’apporter mon billig pour les crêpes, et on avait acheté un peu d’alcool mais pas trop, car certains devaient reprendre du service après la soirée. Il vous reste 59.14% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.